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Qu’est-ce que la delphinothérapie ?

 

La thérapie assistée par les dauphins -ou delphinothérapie- est une méthode thérapeutique qui contribue à la rémission de certaines pathologies. Elle est fondée le développement d’une relation entre un patient et un dauphin, en milieu aquatique. On sait aujourd’hui que les effets de la delphinothérapie ne dépendent pas du type de pathologie et peuvent se prolonger au moins sur un an suivant la session de thérapie. Le principe d’action de la delphinothérapie repose sur le principe générale de la zoothérapie et pourrait également reposer sur l’effet physiologique des ondes acoustiques émisent par les dauphins. Elle s’applique à toute personne -enfants et adultes- présentant certaines difficultés d’ordre physique, physiologique et émotionnelle.
Les premiers travaux en delphinothérapie ont commencé dans les années 70 et le premier programme régulier a commencé en 1988, au Dolphin Research Center avec Betsy Smith et Dave Nathanson. Ces travaux ont commencé à être connu dans les années 80 et le congrès international Annual International Symposium on Dolphin Assisted Therapy en 1995 et 1996 a présenté les principaux travaux sur les effets de la delphinothérapie chez diverses populations et sur la détermination des mécanismes psychologiques, cognitifs et physiologiques à l’origine des effets de la delphinothérapie. Il existe aujourd’hui dans le monde une dizaine de grands centres de delphinothérapie, ayant une approche thérapeutique et scientifique où sont pratiqués suivis médicaux et thérapeutiques spécialisés (médecins et psychothérapeutes), où des entraîneurs spécialistes de dauphins exercent et, enfin, où des recherches scientifiques se déroulent afin de comprendre l’effet de la delphinothérapie.

 

 

Profil des patients

 

On recense une cinquantaine de profils de patients intéressés par la pratique de la delphinothérapie. Plus d’enfants que d’adultes y participent de façon générale, du fait qu’elle suscite davantage d’intérêt auprès des enfants que des adultes. La faible participation des adultes résulte également du fait que les limitations de place disponibles conduisent les centres de delphinothérapie à favoriser la prise en charge des enfants du fait que la prise en charge des adultes peut se faire plus facilement par les canaux de la médecine traditionnelle. Les profiles de patient entrent dans le cadre du handicap ou retard sensori-moteur, cognitif et émotionnel et dans le cadre d’affections physiologiques et physiques chroniques.
Ainsi, on trouvera de nombreux patients présentant les troubles suivants : difficulté émotionnelle et d’estime de soi, ADHD (Attention Deficit Hyperactivity Disorder), syndrome de Down, anorexie, dépression, cancer, syndrome de stress post-traumatique, dyslexie, retard mental, lésion de la moelle épinière et du cerveau (comme Léa), autisme, cécité, surdité, pathologies neuromusculaire et musculoskeletale, phobie, syndrome de Rett. Les patients cumulent souvent plusieurs handicaps.

 

 

Origine et fondement de la delphinothérapie

 

La delphinothérapie a été initialement mise en œuvre afin de contribuer à la récupération de fonction mentale d’enfants présentant un retard psychologique. Le fondement de la delphinothérapie repose sur l’idée que le sujet va accroître son attention vers des points du fait du désir d’interagir avec l’animal. Une procédure de renforcement positif est en outre utilisée pour renforcer les comportements cognitifs, moteurs et affectifs. Dr Nathanson -le pionnier de la delphinothérapie- pense depuis 1978 que la clé pour le rehaussement des compétences générales repose sur l’apprentissage et que l’attention est la clé de voûte de l’apprentissage. Le Dr Nathanson a pu montrer que la delphinothérapie augmentait d’un rapport de 4 les capacités d’apprentissage et de rappel de l’information quand la session d’apprentissage d’enfants atteints du syndrome de Down se faisait avec les dauphins par rapport à une situation d’apprentissage en classe. Le centre du Dr Nathanson a reçu plus de 700 enfants et adultes entre 89 et 96.
Dans les années 90, les centres de delphinothérapie se sont développés en Amérique du nord et du sud. En Europe, le centre d’Eilat est très réputé. Depuis moins d’une dizaine d’année, on a pu montrer l’effet de la delphinothérapie chez des patients avec des troubles de nature complètement différente (déficience immunitaire), ce qui a conduit à proposer que les ondes acoustiques produites par le dauphin pourraient être à l’origine d’un changement de la physiologie du patient (Cole, 1994, 1995, 1996).

 

Effets du dauphin sur le patient

 

Principalement, l’interaction avec un dauphin permet la diminution de l’anxiété et de la dépression, facilite l’apprentissage et diminue la douleur pendant 50 h dans le cas de douleur chronique, stimule la production des cellules T, des endorphines et d’autres hormones. Nathanson a pu montrer que des enfants souffrant de lésions cérébrales soumit à une thérapie aquatique voyaient leurs capacités sensori-motrices et cognitives améliorées; l’anxiété et la dépression étaient réduites (Nathanson, 1980, 1989; Nathanson et al., 1993, 1997).
Quelques exemples de résultats obtenus avec la delphinothérapie
L’essentiel des résultats obtenus avec la DAT ayant été portés à la connaissance du public sont ceux conduits par le Dr Nathanson:
-En 1980, une étude a testé si l’interaction de deux enfants atteints du syndrome de Down avec un dauphin améliorait davantage les capacités attentionnelles et langagière que les méthodes conventionnelles (Nathanson, 1980). L’analyse des résultats montre que le petit garçon -non-verbal- fournissait davantage de réponses correctes aux tests lorsqu’il interagissait avec le dauphin qu’avec sa mère; la petite fille -verbal- retenait 13% de vocabulaire nouveau lorsque le test avait lieu avec l’animal. Cette étude montre que le dauphin permet d’augmenter les capacités attentionelles d’un enfant présentant un certain retard mental.
-Ensuite (Nathanson, 1989), le Dr Nathanson a comparé l’apprentissage de mots chez 2 groupes distincts de 6 enfants de 2 à 6 ans (syndrome de Down, hydroencephalie, lésion cérébrale et multi-handicape). Il a montré que l’apprentissage était 10 fois plus important dans le groupe réalisant l’apprentissage en delphinothérapie qu’en classe, sur une durée de 6 mois à raison d’un séance d’apprentissage par semaine. Par ailleurs, le langage de ces enfants et la vitesse de parole s’est améliorée. L’auteur conclue que l’interaction avec les dauphins a facilité les processus attentionels nécessaires à l’apprentissage.
-Plus récemment Nathanson et de Faria (1993) ont testé l’effet respectif de l’utilisation d’un jouet ou d’un dauphin -en milieu aquatique- comme renforcement de l’apprentissage (4 avait le syndrome de Down, 3 avait une paralysie cérébrale et 1 avait une lésion cérébrale). On posait des questions générales à l’enfant. Les enfants du second groupe répondaient de façon juste à davantage de questions que le premier groupe.
-Puis le groupe du Dr Nathanson (Nathanson, 1997) a cherché à déterminer si deux semaines de DAT pouvait conduire à des améliorations du comportement supérieures à une thérapie physique ou verbale conventionnelle de six mois. Quarante sept enfants ont contribué aux résultats de cette étude. Les capacités motrices et verbales des enfants étaient testées. Les résultats montrent que la DAT permet d’atteindre un meilleur résultat thérapeutique plus rapidement que des thérapies conventionnelles. Elle est par ailleurs moins coûteuse.
-Enfin, la question de déterminer dans quelle mesure les améliorations acquises grâce à une session de DAT de une ou deux semaines continuait de faire effet une année après la thérapie (Nathanson et al., 1998) a été testée. Les 71 enfants soumis à la DAT avaient les pathologies suivantes: syndrome d’Angelman, syndrome d’Asperger, déficit attentionnel, autisme, paralysie cérébrale, retard de dévelopement, syndrome de Down, hydrocephalie, microcephalie, syndrome de Rett, lésion cérébrale traumatique, sclérose. Les parents des enfants ont répondu à questionnaire clinique. L’analyse des réponses fournies par les parents montre que la moitié des améliorations des comportements manifestées pendant la DAT se maintiennent une année après la session de thérapie. Il n’y a pas de différence significative des résultats entre les pathologies d’origine génétique, lésion cérébrale acquise ou origine inconnue. Finalement, deux semaines de thérapies ont un effet positif supérieur à une semaine de thérapie.
Cependant comme le souligne Sophie Donio du Dolphin Reef d’Eilat, dont les propos sont rapportés dans le livre « Animaux au secours du handicap »: « tous les dauphins ne sont pas attirés par les personnes handicapées physiques ou mentales, toutes les personnes handicapées ne sont pas attirées par les dauphins, et quand l’un(e) est attiré par l’autre, et réciproquement, il ne se passa pas automatiquement quelque chose concernant l’évolution de la maladie ou du handicap de la personne ».

 

Effets du dauphin sur le patient

 

Principalement, l’interaction avec un dauphin permet la diminution de l’anxiété et de la dépression, facilite l’apprentissage et diminue la douleur pendant 50 h dans le cas de douleur chronique, stimule la production des cellules T, des endorphines et d’autres hormones. Nathanson a pu montrer que des enfants souffrant de lésions cérébrales soumit à une thérapie aquatique voyaient leurs capacités sensori-motrices et cognitives améliorées; l’anxiété et la dépression étaient réduites (Nathanson, 1980, 1989; Nathanson et al., 1993, 1997).
Quelques exemples de résultats obtenus avec la delphinothérapie
L’essentiel des résultats obtenus avec la DAT ayant été portés à la connaissance du public sont ceux conduits par le Dr Nathanson:
-En 1980, une étude a testé si l’interaction de deux enfants atteints du syndrome de Down avec un dauphin améliorait davantage les capacités attentionnelles et langagière que les méthodes conventionnelles (Nathanson, 1980). L’analyse des résultats montre que le petit garçon -non-verbal- fournissait davantage de réponses correctes aux tests lorsqu’il interagissait avec le dauphin qu’avec sa mère; la petite fille -verbal- retenait 13% de vocabulaire nouveau lorsque le test avait lieu avec l’animal. Cette étude montre que le dauphin permet d’augmenter les capacités attentionelles d’un enfant présentant un certain retard mental.
-Ensuite (Nathanson, 1989), le Dr Nathanson a comparé l’apprentissage de mots chez 2 groupes distincts de 6 enfants de 2 à 6 ans (syndrome de Down, hydroencephalie, lésion cérébrale et multi-handicape). Il a montré que l’apprentissage était 10 fois plus important dans le groupe réalisant l’apprentissage en delphinothérapie qu’en classe, sur une durée de 6 mois à raison d’un séance d’apprentissage par semaine. Par ailleurs, le langage de ces enfants et la vitesse de parole s’est améliorée. L’auteur conclue que l’interaction avec les dauphins a facilité les processus attentionels nécessaires à l’apprentissage.
-Plus récemment Nathanson et de Faria (1993) ont testé l’effet respectif de l’utilisation d’un jouet ou d’un dauphin -en milieu aquatique- comme renforcement de l’apprentissage (4 avait le syndrome de Down, 3 avait une paralysie cérébrale et 1 avait une lésion cérébrale). On posait des questions générales à l’enfant. Les enfants du second groupe répondaient de façon juste à davantage de questions que le premier groupe.
-Puis le groupe du Dr Nathanson (Nathanson, 1997) a cherché à déterminer si deux semaines de DAT pouvait conduire à des améliorations du comportement supérieures à une thérapie physique ou verbale conventionnelle de six mois. Quarante sept enfants ont contribué aux résultats de cette étude. Les capacités motrices et verbales des enfants étaient testées. Les résultats montrent que la DAT permet d’atteindre un meilleur résultat thérapeutique plus rapidement que des thérapies conventionnelles. Elle est par ailleurs moins coûteuse.
-Enfin, la question de déterminer dans quelle mesure les améliorations acquises grâce à une session de DAT de une ou deux semaines continuait de faire effet une année après la thérapie (Nathanson et al., 1998) a été testée. Les 71 enfants soumis à la DAT avaient les pathologies suivantes: syndrome d’Angelman, syndrome d’Asperger, déficit attentionnel, autisme, paralysie cérébrale, retard de dévelopement, syndrome de Down, hydrocephalie, microcephalie, syndrome de Rett, lésion cérébrale traumatique, sclérose. Les parents des enfants ont répondu à questionnaire clinique. L’analyse des réponses fournies par les parents montre que la moitié des améliorations des comportements manifestées pendant la DAT se maintiennent une année après la session de thérapie. Il n’y a pas de différence significative des résultats entre les pathologies d’origine génétique, lésion cérébrale acquise ou origine inconnue. Finalement, deux semaines de thérapies ont un effet positif supérieur à une semaine de thérapie.
Cependant comme le souligne Sophie Donio du Dolphin Reef d’Eilat, dont les propos sont rapportés dans le livre « Animaux au secours du handicap »: « tous les dauphins ne sont pas attirés par les personnes handicapées physiques ou mentales, toutes les personnes handicapées ne sont pas attirées par les dauphins, et quand l’un(e) est attiré par l’autre, et réciproquement, il ne se passa pas automatiquement quelque chose concernant l’évolution de la maladie ou du handicap de la personne ».

 

 

Scéances de delphinothérapie

 

La delphinothérapie a lieu en piscine ou bien en environnement marin.
Il existe deux procédures qui conduisent à la participation des dauphins: le choix délibéré de l’animal d’interagir avec le patient et le renforcement de l’animal par un thérapeute par de l’alimentation afin de renforcer positivement certaines actions du patient.
L’équipe encadrant le patient est généralement constituée d’un psychologue et d’un entraîneur de dauphin. Le rôle de l’équipe est d’inciter au lien patient-dauphin par des attitudes simples de motivation.
Durant la delphinothérapie, les difficultés spécifiques du patient sont également prises en charge (rééducation sensori-motrice, communication, langage, etc.). Dans certains centres, la famille participe également à des sessions d’information et d’activités du patient. Durant la delphinothérapie, le patient et sa famille sont impliqués dans un ensemble d’activités motivantes, éducatives et ludiques.
Les protocoles sont sensiblement similaires d’un centre à l’autre. Pour les patients ne résidant pas sur place, un stage de delphinothérapie intensif s’étend sur une ou deux semaines, à raison d’une séance d’interaction conditionnelle de 20 à 50 min. et d’une séance d’interaction libre variant de 20 à 50 min. Dans ce cas, la delphinothérapie se pratique tous les 3 mois environ sur quelques années. Pour les patients résidents sur place, la delphinothérapie consiste en général en une session d’une heure par semaine sur une durée d’une année. Toutes les DAT incluent des séances de psychothérapie en plus et une prise en charge de la famille.
En fonction du type de pathologie, un programme et des objectifs à atteindre éventuellement sont pré-établis. Par exemple, un objectif dans le cas du soin de l’autisme est de faciliter le contact visuel entre le patient et l’animal, puis entre le patient et l’entraîneur.

 

 

Conclusion

 

Bien que la delphinothérapie puisse ne pas avoir d’effets remarquables sur tous les patients, elle apparaît comme une médecine alternative à grand potentiel pour le soin d’un nombre important de troubles du comportement et mérite que l’on s’y intéresse
C’est pourquoi nous avons décidé de tenter l’aventure avec Léa,

 

 

Références bibliographiques d’études scientifiques

 

Belin, B. (2000). Animaux au secours du handicap. Technologie de l’action sociale, L’Harmattan, Paris.
Cole, D.M. (1994). Aquathought Foundation Report, Aquathought Fondation, 22321 Susanna Ave, Torrance, CA 90505, USA.
Cole, D. (1995). Neuro-electrical effects of human-dolphin interaction and sono-chemical hypotheses. First International Symposium on Dolphin Assisted Therapy, Cancun, Mexico, September 1995, pp. 12-15, abstract.
Cole, D.M. (1996). Electroencephalographic results of human-dolphin interaction: A sonophoresis model. Second First International Symposium on Dolphin Assisted Therapy, Cancun, Mexico, abstract.
Nathanson, D.E. (1980). Dolphins and kids: a communication experiment. Congress proceedings of the XVI world assembly of the world organisation for preschool education, 447-451.
Nathanson, D.E. (1989). Using Atlantic bottlenose dolphins to increase cognition of mentally retarded children. In P. Lovibond & P. Wilson (Eds.), Clinical and abnormal psychology (pp. 233-242). Amsterdam: Elsevier Science Publishers B.V. (North Holland).
Nathanson, D.E., & de Faria, S. (1993). Cognitive improvement of children in water with and without dolphins. Anthrozoös, 6, 17-29.
Nathanson, D.E., de Castro, D., Friend, H., & McMahon,M. (1997). Effectiveness of short-term dolphin assisted therapy for children with severe disabilities. Anthrozoös, 10, 90-100.
Nathanson, D. E. 1998. Long-term effectiveness of dolphin-assisted therapy for children with severe disabilities. Anthrozoos 11 (1): 22-32.
Rousselet-Blanc, V. & Mangez, C.(1992). Les animaux guérisseurs. J.C. Lattos, Paris.

 

Autres références bibliographiques

 

Cochraenne, A & Callen, K.(1992). Dolphins and their power to heal. Bloomsbury, Great Britain.
Davis, C. & Phillis, K.(1991). O Poder Do Toque. Best Seller, Sao Paulo.
Dobbs, H.(1997). Follow a wild dolphin. Cape, London.
Dobbs, H.(1981). Save the dolphin. Souvenir Press, London.
Dobbs, H.(1990). Dance to a dolphin’s song. Cape, London.
Lilly, J.(1978). Communication between man and dolphin.Crown, New York.
Sites Internet (sous réserve)
Dr Nathanson http://www.dolphinhumantherapy.com
S. Donio http://www.dolphinreef.co.il/
D. Cole http://www.aquathought.com/
M. Atlas http://www.human-dolphin.org/